mardi 3 février 2015

Le dernier hiver, de Jean-Luc Marcastel.


Auteur : Jean-Luc Marcastel.
Date sortie FR : 5 Octobre 2011 - 7€90 chez Livre de poche & 16€25 chez Blackmoon.

Genre : "Jeunesse" et Dystopie.


Note : 5/5  
Synopsis :

"Demain, l'hiver engloutira le monde. Johan refuse de s'agenouiller devant le sort. Par amour, il décide de retrouver celle qu'il aime. Par amour, son frère Théo va lui ouvrir la voie. Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l'accompagner. Pour cela, ils devront pénétrer jusqu'au coeur des ténèbres. Au coeur de leur propres ténèbres."


La Chronique :

J'ai eu beaucoup de mal à trouver les premiers mots pour cette chronique. Comment la débuter ? Quel sujet aborder en premier ? 
Et puis finalement, la logique c'est imposée à moi ! Commencer par le commencement o.0 (lol) et donc par les raisons qui nous poussent à ouvrir un livre : La couverture et le synopsis. 

En ce qui concerne la couverture, on me l'a offert en format de poche et honnêtement, elle a su me convaincre bien plus que celle du grand format !
Si je devais lui trouver un mauvais point ? Il s'agirait sans doute du fait qu'elle affiche le visage d'un de nos héros, ce n'est pas vraiment ce que j'apprécie le plus et je trouve que cela nous coupe toute imagination... Pourtant, ici, cela ne m'a pas non plus énormément dérangé... A y regarder de plus près, ce visage est assez ressemblant finalement et c'est chose rare chez les couvertures de roman !
Un bon point à lui accorder ? Certainement ! Au final, ce visage est ce qui m'a aussi le plus séduite dans cette couverture. Prisonnier du froid, de la glace, de la neige et d'un hiver infini... Ce jeune homme devient la représentation parfaite des êtres encore vivants dans ce monde qui s'effondre, et ça, ça me plaît :D !

D'ailleurs, si on se lance dans une comparaison avec le synopsis, je trouve que cette couverture nous fait partager un peu plus l'ambiance de l'histoire que ce dernier et qu'aucun autre résumé ne saurait le faire. 

En faite, "le dernier hiver" n'est pas tout à fait ce qu'il prétend... Du moins... pour moi... o.0
Je me suis plongée dans ses pages en croyant qu'il s'agissait là d'une histoire d'amour, que l'aventure ne durerait que quelques chapitres avant de laisser place à une romance ressemblant en quelques points à Roméo & Juliette dans un monde figé par l'hiver. J'ignore où est-ce que j'ai été chercher tout ça, mais j'aurais sans aucun doute dû me renseigner et aller consulter quelques avis avant de me lancer dans ce livre... Parce qu'il semblerait que je me sois complètement planté à ce niveau...

Le vrai synopsis n'est pas ce petit paragraphe au dos de la couverture, ou je dirais que ça ne l'ai pas complètement... Il faut plutôt prêter attention à la phrase inscrite juste à côté (dans le format de poche) : "Un cri d'amour et d'espoir, mais avant tout, une histoire humaine."

Le dernier hiver ne nous montre pas l'amour inconditionnel de Johan pour sa belle, mais celui de son frère Théo et de ses amis, pour lui, pour eux et le monde entier aussi. Vous l'aurez compris, ce qui nous imprègne ici c'est l'amour que ce porte ce petit groupe, le courage qui les unis ensemble et la détresse qui les submerge quand ils sont séparés d'un des leurs. Leur aventure et leur histoire fini par nous passionner et nous absorbe complètement.

Du côté des personnages, on y fait la connaissance de Johan qui est comme le synopsis nous le dit,  la cause de cette aventure. Le plus distant de la bande, celui qui n'est plus capable de ressentir quoi que ce soit quand Corbeau prend possession de son corps. Théo, le militaire, encore et toujours fidèle aux valeurs de la chevalerie, et cela malgré un monde qui incite à bien d'autres choses inacceptables et barbares. Fanie, la belle "princesse" eurasienne. A elle seule, plus forte et plus courageuse que ses amis. L'amour, le cœur de la bande, leur petite sœur... Ainsi que Khalid, qui avait un grand père qui faisait des babouches et qui avait des tonnes de choses à raconter à ce sujet (lol). Un jeune musulman, terriblement amoureux de Sarah et qui pourtant, suivra aveuglement ses trois amis jusqu'au bout du monde et de l'enfer.
Et ces quatre "héros" vont affronter bien des choses en parcourant une partie de notre jolie France, complètement défigurée et envahie par la nature qui a décidé de reprendre ses droits sur l'homme. Mais la Malsève, cette forêt affamée n'est pas l'une des seules menaces qui parcours le monde : le soleil n'apporte plus aucune chaleur et laisse la neige envahir nos terres, la glace parcours avidement nos fleuves et nos rivières, et le ciel prend la couleur du sang... Sans oublier les créatures terrifiantes qui peu à peu ce sont adaptées au monde qui les entoure dans le seul but de survivre ! 

Je parle... Je papote... Et je papote... Mais je dois malgrer tout avouer que ce livre et moi, ne sommes pas parti sur de très bonnes bases. J'ai eu des sentiments assez mitigés sur les premières pages et un peu de mal à m'imprégner de l'histoire. Et puis, finalement, elle fini par monter en intensité tout naturellement et nous passionne au fur et à mesure des chapitres. Pour tout dire, la fin m'a bouleversé et quand la dernière page est apparu, j'aurais souhaité en avoir encore des milliers d'autres à sa suite !
Le dernier hiver a su trouver le juste milieu entre l'imaginaire et l'actualité. Il fait face à nos questions que ce soit sur l'amour, la fin du monde, le racisme ou le réchauffement climatique. Sans oublier nos peurs... Le dernier hiver vise juste et nous plonge dans le réel, là ou beaucoup de dystopie n'y sont certainement pas et c'est sur ce point que ça en ai bouleversant ! Finalement, tout ça pourrait nous arriver si facilement...

Petite aparté, mais je ne comprends pas tellement pourquoi ce livre est classé en jeunesse... Oh d'accord, les personnages sont encore assez jeunes, aux alentours des 20 ans (18 pour Johan et 23 pour Théo), mais pour moi, l'univers dans lequel ils nous plongent et le style d'écriture de Jean-Luc Marcastel n'a pas grand chose à voir avec la jeunesse. Cela n'a aucun point de comparaison avec tout les livres du genre que j'ai pu lire jusque là : une lecture légère, simplifiée et l'insouciance de la jeunesse. Ici, on rencontre la maîtrise des romans d'adulte ! 
Cela ne veut pas dire pour autant qu'il n'est pas aussi destiné à des adolescents, au contraire, mais je pense qu'il pourrait attirer un plus large public en étant classé dans une autre catégorie. Il m'aurait sans doute attiré plus vite moi aussi...


Pour conclure : Je ne manquerai pas de jeter un œil aux autres romans de cet auteur. Quant à vous, je ne peu que vous conseiller de tenter votre chance avec ce livre, si vous aimez les dystopies à l'opposées de Hunger Games ou Divergent, et dans un ton beaucoup plus réel !

PS : Merci à Célou pour ce jolie cadeau ♥ Gros bisous à toi !


Extraits :

- Pour elle, je mentirais à la terre entière, murmura-t-il pour seule réponse dans un flet de voix.

"Les vrais amis, c'est comme les bonne babouches, c'est rare, c'est précieux, et ça rend la vie plus agréable. Traite bien tes babouches et tes amis, et tu les garderas longtemps."

- Mon grand-père, y faisait des babouches, et mon grand-père, y disait toujours :

"Les femmes c'est comme les babouches, y a celles qui te tiennent chaud et qui te dorlotent et celle qui te bottent le derrière" Notre princesse, à ton avis, c'est quel genre ?

"Ils avaient forcé les portes de la Malsève. Ils réalisaient seulement maintenant ce que cela signifiait. Ils étaient seuls, seuls contre le monde, les bêtes et les hommes. Seuls, enfin, contre le plus terribles des adversaires... 
En s'enfonçant dans les ténèbres des bois, de plus en plus profondément, ils savaient déjà tous, confusément, que c'était au bout d'eux-mêmes que les conduirait ce voyage, au bout de leurs peurs, de leurs blessures et de leurs contradictions." 

- ... Pour moi, un être humain ce n'est pas seulement un tas de tripes, des os pour soutenir et un cerveau pour faire marcher tout ça ensemble. L'humanité, c'est autre chose, c'est l'empathie, la compassion, l'entraide, l'amitié, l'amour...

"Sans lui laisser le temps de répondre, elle saisit son visage à deux mains et l'embrassa, insufflant, dans ce baiser, toute sa vie et sa fougue, l'amour qu'elle avait pour lui. Celui d'une amie, d'une sœur... D'un rêve inaccessible."


Lire un livre avec de la neige sur la couverture : C'est fait ! 
Pour consulter mon challenge : c'est ICI !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire