lundi 4 novembre 2013

Level 26, Tome 1 : Dark Origins, de Anthony E. Zuiker.


Auteur : Anthony E. Zuiker avec la collaboration de D. Swierczynski.
Dates sorties US : Le 8/09/2009.
Dates sorties FR : Aux Editions "J'ai lu" : paru le 2/01/2011 à 7€70.
Aux Editions "Michel Lafon" : paru le 14/01/2010 à 19€95.
Genre : Thriller.

Note : 5/5  
Synopsis :

"Les policiers du monde entier classent les meurtriers sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité... Ce que personne ne sait, c'est qu'un tueur échappe à cette classification. 

Sa Cible : N'importe qui.
Son Mode opératoire : N'importe lequel.
Son Surnom : Sqweegel.
Sa Classification : NIVEAU 26.

Seul Dark, ancien agent fédéral, peut l'arrêter. Depuis que le monstre a massacré sa famille, il a quitté le métier, se jurant de ne plus mettre les pieds en enfer. Mais bientôt, il n'aura plus le choix."


La Chronique :

Pourquoi ce livre ? Par un pur hasard... 
"Conseillé" par Aneso, - qui ne l'avait pas encore lu - j'ai jeté un coup d’œil sur la couverture de ce premier tome et sur sa synopsis, et cela m'a beaucoup intrigué ! Un résumé simplissime, intriguant et déjà captivant avant même d'avoir pu y lire les premières lignes, alors imaginez-vous quand j'ai pu enfin m'y attaquer 8-) !!! Quant au côté multifonction du livre, c'est à dire, écriture, dessin et film : j'ai adoré le concept !!!

Le style de l'auteur est fluide et très agréable à lire. Les dessins sont parfaitement encrés dans le thème et prolonge très bien le suspense de l'intrigue. Quant aux vidéos, elles apportent comme un souffle d'air frais aux textes (bien que l'histoire soit suffisamment prenante pour ne pas en avoir besoin...), ont souhaite lire et lire et encore lire, afin de pouvoir ENFIN la visionner. De tel façon que ces quelques minutes de films toutes les 20 pages nous donne un peu plus de frisson, de prise sur l'histoire et encore plus l'envie de poursuivre ! 

Le début du livre met de suite en scène les différents personnages : Dark, un ancien agent spécial pour qui rien n'a jamais souri et dont son passé n'est que ruine. Quelqu'un d'assez difficile à cerner et qui n'est pas là pour nous faire craquer, mais uniquement pour jouer son rôle. "Heureusement" au fil des pages, la compassion nous submerge face à son histoire et aux épreuves auxquels il doit faire face. Sqweegel, quant à lui est comme qui dirait son opposé dans cette histoire. Mais pas uniquement parce qu'il est le tueur et Dark le flic. Non... Sqweegel n'a aucune once d'humanité. Calculateur, minutieux et passionné, tuer est un art à ses yeux, la parole du châtiment et cela l'excite au plus haut point. Il réussi à nous coller des frissons dès sa première apparition. J'avoue n'avoir jamais lu un thriller avec un tel tueur... (mais je ne suis pas une spécialiste dans la matière... lol). Peut-être est-ce parce que l'auteur nous place parfois derrière le point de vue et les pensées de ce monstre ? Et qu'il est capable à la fois de "fasciner" (si je peux m'exprimer ainsi...) par ses meurtres et de provoquer le plus grand dégoût au lecteur... En conclusion et pour ne pas en dire trop... Sqweegel possède une vision de la vie très... très particulière..., qui se projette sur ses crimes et sur les choix de ses victimes. Sans oublier, qu'il est indéniablement obsédé par Dark, tellement que l'on ce demande parfois, qui est le chat et qui est la souris dans cette histoire... 
On y découvre également Sibby, la douce et belle. Riggins et Constance, deux collègues qui ne semble pas forcément importants aux premiers abords, mais qui se retrouvent très vite indispensables.


Conclusion : Très bon livre ! Une histoire tellement intrigante que si je n'avais pas dû m'arrêter pour visionner les vidéos sur le pc, j'aurais pu y passer toute la nuit à le lire afin d'en découvrir au plus vite le dénouement. Une intrigue rondement menée, sans aucun faux pas et une fin à la hauteur de nos attentes. Malgré son genre (oui, ça ne me plait pas beaucoup d'adorer des livres sur des psychopathes lol. Mais que puis-je y faire ?), ce livre fut un réel coup de cœur pour moi ! Level 26 fait parti des livres que l'on commence et qui nous absorbe tellement, que l'on ne s'aperçoit même pas en cours de lecture que nous sommes déjà arrivés aux 200 pages...


Extrait :

"- Sqweegel, répéta un agent de Philadelphie d'un ton un peu moqueur. D'où vient ce nom ? C'est une blague interne de la DAS ?

- Non, répondit Riggins. Cela remonte à l'un des ses premiers meurtres, vers 1990, quand il en était encore au stade expérimental. Il affectionne particulièrement les lieux de crime non conventionnels. Frapper là où l'on ne l'attend pas. Par exemple, en banlieue, dans une station de lavage de voiture bondée, par une splendide journée d'été.

Tous les regards se rivèrent sur lui. De vrais mômes attendent qu'on leur raconte une histoire avant de dormir. 

- Une station de lavage ? 

- Maman fait entrer la voiture dans le tunnel de lavage, continua Riggins. Le gosse, 4 ans, est assis devant. Il adore voir les gros rouleaux, la mousse qui gicle, tout ça. A mi-lavage, le personnel entend des cris. Des hurlements atroces, terrifiés qui couvrent même le bruit de la machinerie. Personne n'arrive à comprendre d'où ça vient. On bloque les autres voitures à l'entrée, on éteint tout. Mais entre temps, la mère et le gosse sont déjà presque sortis du tunnel, la portière côté conducteur est entrouverte, et il y a du sang et de la mousse qui coulent sur le côté. Le gérant panique, il fait fermer hermétiquement l'entrée et la sortie - il est persuadé que le monstre qui a commis cette horreur est encore à l'intérieur. Il appelle les flics. 
"La mère a carrément disparu. Elle a été si méticuleusement découpée en tranches qu'on en a encore retrouvé des bouts durant les semaines suivantes.
"Le gosse était indemne. Il était resté assis sur le siège avant et il a tout vu. A cette date, c'est le seul être humain qui ait jamais vu Sqweegel et qui soit encore en vie. Nous l'avons interrogé. Nous lui avons demandé de décrire l'homme du tunnel de lavage. 
"Tout ce qu'il a réussit à nous dire c'était "Sqweegel, Sqweeeeeegel". Il Imitait les sont entendus pendant qu'il voyait sa mère mourir. 

Riggins balaya la salle du regard.

- Et le nom lui est resté en quelque sorte."

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