mardi 30 septembre 2014

Divergente - Tome 3 : Allégeance, de Veronica Roth.


Auteur : Veronica Roth.
Titre Original : Allegiant
Date sortie FR : 2014, aux éditions Nathan à 16€90.
Genre : Dystopie.



Synopsis :

"Le règne des factions a laissé place à une nouvelle dictature. Tris et ses amis refusent de s'y soumettre. Ils doivent s'enfuir. Mais que trouveront-ils au -delà de la clôture ? Et si tout n'était que mensonge?"


La Chronique :

Je suis certaines que vous connaissez tous le sentiment de vide qui nous submerge à la fin d'un livre. Le retour à la réalité vous donne l'impression que tout ce qui vous entoure est fade en comparaison du monde dans lequel vous étiez absorbé. Oh ! Bien sur ! Cela ne dur que quelques minutes, mais je pense que pour ma part, c'est le plus beau cadeau que l'on puisse faire à l'auteur (et qu'il puisse nous faire aussi), la preuve irréfutable que le livre nous a touché suffisamment pour nous emporté ailleurs. Bref, la preuve qu'il nous a vraiment plu tout simplement...

Pour le coup, mon "vide" après ce livre a rarement été aussi intense ! 


Mon avis ? Divergent est une dystopie qui comporte tout les bons ingrédients pour me plaire en toute simplicité : 

-- 1/ Un grand nombre de personnages attachants, ce qui multiplies les personnalités, les actions, les scènes et tout ne semble pas prévisible à finir par nous donner une impression de "longueur". Au contraire, bien que Tris soit le personnage principal, on veut découvrir les autres tout autant et c'est le cas à chaque nouveau chapitre.

-- 2/ Un des gros point de ce troisième tome, c'est le changement de point de vue qui alterne celui de Tris à celui de Quatre. J'ai trouvé que ce petit changement apportait un peu de nouveauté à cette saga. Quant à découvrir les pensées et les sentiments de Quatre, c'est plutôt sympa dans l'ensemble. Il était tellement réservé dans les premiers tomes que cela a été vraiment agréable d'en connaître plus à son sujet et d'avoir un second point de vue sur le déroulement de l'histoire. 

-- 3/ PAS DE TRIANGLE AMOUREUX !!!! 
C'était devenu un peu trop à la mode dans mes dernières lectures (quand ce n'est pas un carré ou un octogone... lol) et franchement, ça m’insupportait !!! Hésiter un peu au début ou en cours de route c'est plutôt normal, mais après plusieurs tomes, c'est juste INSUPPORTABLE ! 
A l'opposé, la romance de Divergente est impeccable ! 
Bon... Ok... Ce n'est pas toujours parfait, tout doux, tout moelleux, ça ne prend pas toujours la tournure qu'on imaginait et ce n'est ni tout blanc, ni tout noir... Mais dans tout les cas, peu importe si les couples ne sont pas à notre goût, les relations amoureuses ne monopolisent jamais toute l'histoire, elles restent au second plan et ne nous ensevelissent pas comme dans d'autre saga (tel que twilight) où la romance est finalement la cause de l'action. Ici, l'action à elle seule mène la barque et la romance est un bonus appréciable ! 

-- 4/ Un point que j'apprécie aussi tout particulièrement, c'est le fait que Veronica Roth n'épargne en rien ses personnages et cela même s'il s'agit de jeunesse ! Peu importe qui ils sont, ils peuvent souffrir sous sa plume à tout moment, nous quitter ou devenir une personne qu'on appréciera quelques temps autant qu'on la détestera quelques chapitres plu-tard. 
Bref, on se retrouve finalement à avoir peur de ce qui pourrait arriver et J'ADORE ça !

-- 5/ Les sentiments passent merveilleusement bien au travers des mots et c'est selon moi l'une des choses les plus importantes. Un détail qui décide la plupart du temps de mon avis définitif au sujet du livre que je tiens entre les mains : un très très bon cru... ou... moins que ça... (lol). 

-- 6/ Le dernier point, mais pas des moindres, puisqu'il concerne tout simplement l'histoire en elle seule. Donc, pour faire simple : la saga divergente nous intrigue, nous amuse, nous émeut et nous absorbe totalement. Elle nous révèle certaines choses et quand on pense avoir tout comprit, nous en révèle d'autres qui chamboule toutes nos pensées. En faite, bien que certains points sont prévisibles, Divergente sait toujours nous surprendre et en particulier ce tome 3 !


Bref, si je devais vous dire quelques mots de plus sur ce tome et cette saga sans risque de vous révéler des choses beaucoup trop importantes, ce serait : FONCEZ LE DÉVORER !!!!!


(Spoilers :)
Il y a forcément quelques petites choses dont je voudrais parler, mais qui reste uniquement réservé à ceux qui on lu ce tome. Je voudrais en particulier approfondir mon petit point 4/ qui est forcément lié à la disparition de Tris. Je tire mon chapeau à Veronica Roth pour cette fin surprenante, émouvante et juste parfaite. J'ai rarement autant pleuré au cours d'un livre et bien que je m'attendais à ce sacrifice, je ne pensais pas qu'elle mourrait réellement... Sans oublié notre cher Uriah dont sa disparition ma brisé le cœur. Bref, de parfaite image pour expliquer mon point 4/ qui confirme que malgré que cette dystopie soit destinée plus particulièrement à la jeunesse, que Tris était le personnage principaux, tout ne doit pas forcément finir au monde des bisounours !


Extraits :

"Quand elle a heurté le filet, je n'ai vu qu'une tache grise. 
Je l'ai tirée pour l'aider à descendre et sa main était menue mais tiède, et puis elle s'est redressée, petite et mince et ordinaire et absolument sans rien de remarquable - mais elle avait sauté la première. la pète-sec avait sauté la première.
Même moi, je n'avais pas sauté le premier. 
Son regard était sérieux, insistant. 
Magnifique."

"J'ai toujours détesté l'espèce de vie engendré par l'hiver, les paysages nus et la grisaille où se confondent la terre et le ciel, les arbres ramenés à des squelettes et la ville muée en zone déserte."

"Quand je la regarde, je les vois, je vois le sceau du courage et de la noblesse d'âme qu'ils ont gravé en elle."

"- C'est dingue qu'un érudit ait autant de mal à se mettre un truc dans le crâne : quoi que tu fasses, tu n'arriveras jamais à courir plus vite que moi. 
- Quatre à raison, confirme Uriah. C'est un rapide, pas autant que moi, mais clairement plus qu'un Quat'z'yeux dans ton genre."

"Adapte toi. Adapte-toi plus vite, adapte-toi mieux, adapte-toi à des choses que personne ne devrait avoir à vivre."

"Elle m'a dit qu'on avait tous en nous quelque chose de mauvais, et que la première étape pour aimer les gens, c'était de reconnaître ce mal en soi pour pouvoir le pardonner aux autres."

"Tout comme j'insiste sur sa valeur, il a toujours insisté sur ma force, sur le fait que j'ai plus de potentiel que je ne le crois. Et je sais d'instinct que c'est ce que fait l'amour vrai : il nous élève au-delà de ce qu'on est, au delà de ce qu'on pensait pouvoir devenir."

"Ouais, la vie ça craint, des fois, reprend-elle, mais tu sais ce qui me fait tenir ? ... ... Les moments qui ne craignent pas, le truc, c'est de ne pas les rater quand ils se présentent."

"Si je lui avais pardonné, j'arriverais à y repenser sans éprouver cette haine qui me ronge les tripes, non ? Ou alors, peut-être que le pardon, c'est justement le fait de repousser systématiquement ces souvenirs amers, jusqu'à ce que le temps ait apaisé la douleur et la colère, et que le tort qu'on nous a fait oublié."

"Elle m'a tout appris sur ce qu'est un véritable sacrifice. Qu'il doit être fait par amour, non par aversion irrationnelle pour les gènes des autres. Qu'il doit être fait par nécessité, pas avant d'avoir épuisé toutes les autres possibilités. Qu'il doit être fait pour ceux qui ont besoin de notre force parce qu'ils n'en ont pas assez."

"Je suppose qu'un feu qui brûle aussi fort n'est pas fait pour durer."

"Parfois, le courage, c'est juste de serrer les dents contre la souffrance, et de s'efforcer d'avancer au jour le jour, lentement, vers une vie meilleure."

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